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Maximone, garde moi une latte !

 

Morey, nos vemos!

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''Un regalito, un regalito por favor.'' Un policier parmi les 15 qui nous ont arretés pour verification des papiers lors de notre traversee péruvienne et qui ne veut qu'une chose, un p'tit cadeau : planque ton walkman et vite !!!. 

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Objectif VALPO

Des nouveaux liens, nuevos enlaces, new links...

BON VA FALLOIR PENSER A SE POSER UN JOUR, YA OCHO MES, QUE KILOMBO...

English speaking peoples, click the link Photos on the left, the commentaries are translated. Whatever, now everything transleted, sweeeeeeeeeet !

Por los que hablan español, hay el enlace Photos, a la izquierda, donde los comentarios son traducidos. Ademàs, ya escribiré todo en tres idiomas, ¡ la rajaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !

Jeudi 5 janvier 2006

Bon t'as pas lu message d'acceuil: je récapitule.

Je fais les deux épisodes qui manquent et je met les photos: dead line le lundi 9 janvier. Ce jour là je pars un mois jusqu'à la patagonie. Beauté des glaciers. Douleur pour la couche d'ozone. Je pars avec un cousin super cool Rodriguo c'est mon pote. Et une troupe de 10 personnes. Après je donnerais un nom de ville où je me trouve et ça correspondra à des up-date des photos, il y en aura 3 ou 4 entout pas plus.

 

Par adrian - Publié dans : sur-la-route-encore
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Jeudi 5 janvier 2006

Le dernier jour, nous avons attaqué tôt et moi par une gaffe : faire tomber la bombilla en os par la fenêtre. Je ne cède pourtant pas et remet la main dessus en 5 min. Ce jour est comme en Italie. Dans des petits villages, ça me rappelle le midi. On mange un sandwich à l’escalope avec du pain italien. Après quoi on tise furieusement. Il fait tellement chaud que ça descend comme de la limonade. On rigole, on est joyeux après avoir passé tout ce temps sur la route. Et pour la fin, Pablo a choisi un itinéraire des plus montagneux en passant par « los gigantes » qui sont de vieilles montagnes arides qu’on dirait mordor./Les mômes sont un peu intrigués que je sois encore en train de pratiquer à cette heure là. La démonstration de jongle que je leur présente à l’air de les convaincre et en discutant un peu, ils ont l’air d’abandonner tout projet malhonnête. Ils me demandent juste si j’ai du joint. Eux travaillent tout l’été puisque c’est les vacances. Ils lavent les vitres dans les stations-service mais à l’école en temps normal. Leur accent est bien pesant mais finalement assez italien ou campagnard. Je m’amuse à ne leur dire que ce qui m’avantage et ne tombe dans aucun piège et si piège il y a « no entiendo, disculpe ». Je danse avec les mots comme je jongle avec mes chaînes, qui étaient éteintes./La dernière douane qui est le symbole du retour au pays pour mes comparses nous réserve des surprises. D’office, on doit jeter le bambou cueilli avec le Morey il y 10 jours, en plus on doit vider le van qu’ils fouillent de fond en comble. Ils ne trouvent naturellement rien  et ça les préoccupe. Ils vont passer plusieurs fois avec un chien qui apprécie particulièrement les sacs en polyester que Pablo affectionne aussi./ On verra plusieurs déserts dans ce voyage, le premier est au nord de Lima. C’est calme et ça inspire à prendre son temps. Ça donne envie de tout explorer aussi. On y trouve des étendues sans fin de pierre verte et d’autres de différents couleurs tout du long. Désert de sable ou de pierre. On ira aussi à celui de sel où je conduis un peu. Le jeu des dunes qui s’allongent ou s’arrondissent ; on peut y voir le chemin du vent à leur façon de bigotes de se décomposer de petit tas en petits tas./Pablo montera peut-être les images de ce voyage. On fait les cons, on joue à l’agence tout risque, beaucoup de paysages et de camera témoin qui tourne dans son coin alors s’en souvient même plus./ Sécheresse, langue qui pique, poumon en feu, sable

Dans le nez, planche sur le dos. Chaque pas que je fais me coûte d’autant plus que le sable se dérobe sous mes pieds. Tout ça pour comprendre que la meilleur façon de faire du surf des sables, c’est de prendre la pire des pentes. Dommage, c’est côté village, quand je redescend avec la planche, les gens me grillent direct vu que j’aai du sable PARTOUT, y’a deux jours j’en ai encor trouvé dans mes poches./Ce deuxième assado est nettement plus massif. Ça me rappelle quand avec Daevid, on a mangé un kilo de steak quand j’habitait à Tolbiac. Digestion longue, mais quel plaisir de se gaver et de manger  avec les doigts, saucisse, boudin et morceaux de bœuf inconnus. Plein de potimarron ou de leur cousins des courges grillés sur le feu./ La foi où le Morey me laisse le plus sur le cul, c’est celle où il a vendu 10$ de colliers de sa production en moins d’une heure. Au pérou, c’est énorme. Il l’a joué tchatche alors que les gens venaient voir des pingouins et du guano. Chapeau, mec !/C’est pas tout de trouver du bois ; le chemin ce serais pas mal non plus. Mon poncho me rends calme et je me prends pour un sage alors que les chiens nous gueulent dessus de puis 5 min. Un vieux sort soudain de nulle part et nous dit de suivre les pistes au sol, derrière la voie ferrée. Sympa, il fait presque noir. Pendant 40 min, on rie du rire crispé et nerveux pendant que Henan qui est malade crève littéralement à l’arrière. On est gentils d’appeler ça une piste, c’est juste des traces d’un lointain passage. L’homme nous précise qu’on est à pas plus d’une heure dee la ville demandée, ce qui est une escroquerie, vu qu’on aura 4h30 de chemin. Avec cela, les freins qui puent le crâmé jusqu’à l’intérieur du van, tant les virages en épingle s’enchaînent sans fin. Finalement c’est pas mal qu’on l’ai fait de nuit, au moins j’ai pas eu peur./ Hernan qui est prof de tango aussi nous a fait une démonstration sur une aire au milieu d’un salar, carlos Gardel à burnes dans le van avec tout les touristes qui regardaient. Il dansait avec Laura, chose assez banale à Tilcara. Il a vécu en Espagne aussi et passe chaque hiver au vénézuela.

Par adrian - Publié dans : sur-la-route-encore
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Lundi 2 janvier 2006

Bon faut que je tape les trois autres épisodes, ca vient. Nouvel ans à la cool, murge sympathique, reveil le pire de ma vie, je déconseille le pisco pur, argh...Je pars dans une semaine avec un cousin faire le sud du chili, patagonie glacier et tout avec des potes à lui de differentes origines, je vais me régaler à voir ces sublimes paysages. Si je change pas d'avis d'ici là.; vous me manquez beaucoup beaucoup les copines et les potes...

 Avant Cuzco, On débarque à Limatambo. C'est une étape qui ressemble à un épisode de Ulysse 31, pour sa durée mais aussi pour son déroulement. A la tombée de la nuit, un dimanche soir, on débarque sur la place centrale de ce bled. On est parti pour y aller à l'arrache et camper à mème le parking. Pour me dégourdir les jambes, je pars faire un  tour et inspiré par l'esprit de la ville, je cherche une bouteille de bière. Les rues sont désertes mais jolies avec des systèmes d'évacuation de l'eau de pluie en pierre, rigoles qui coupent la voie tout du long. Et mystérieusement aucune épicerie n'en a, il y en a meme une qui reste à l'abandon, ouj'entends une musique orientale, petit coup de nostalgie parisienne. De retour sur la place, surgit d'un coin de rue une épicerie. Elle est occupée par une dizaine de de monsieurs qui trinquent et qui demandent de raconter ma vie. Je commande donc une bouteille et lˆ, mauvaise surprise. La patronne qui regarde plus sa caisse que moi, me la vends au double du prix. Tout de go, je négocie, car meme dans le seul endroit branché ou j'ai foutu les pieds, j'ai pas payé aussi cher. Sur ce silence dans l'assemblée dont un porte parole se propose spontanément et de me prendre la main et de la serrer comme un homme, d'un air solennel bien que les paupières mi-closes, en m'expliquant que dans son village, on déconne pas avec les prix et qu'on obéit à la patronne. un de ses collègues vient calmer le jeu. Je garde mon sang froid, je partage la bière pour désamorcer l'ambiance de violence éthylique qui s'installe et tenter de rester dormir ou on a prévu sur la voie publique. Mon "pote" qui m'a expliqué les règles du jeu, que ses potes appellent l'irakien (et vu sa touche et la musique orientale de tout à l'heure, je sais pas à quel point c'était un surnom), me colle. Ce soir il fixe sur moi, je suis son pote et il va m'expliquer la vie. Je crois que je digérerais mieux si au moins, il ne parlais pas en anglais, je viens pas des us, merde.Je peine à finir la bouteille, mais on m'aide et c'est plein de p^romesses de retour accompagné que je réussi à fuir cette maudite épicerie./En Amérique latine, ca fait longtemps que la mano negra est venu faire des concerts. Naturellement, vu qu'il reprends quasi tout leur tubes sur son premier disque, manu chao y a un succès dingue. Le pote Morey connait toutes ses chansons par coeur et on écoutes ca tout le temps dans la caisse. Zonnard qui écoute des chansons de zonnard, j'ai appris à supporter voir à chantonner les paroles que je connaissais à la longue./Hernen, un grand blond avec des dread locks, est celui avec qui on a traversé la Bolivie, de cuzco à Tanti, près de cordoba. Il est artisan depuis deux ans, il a la trentaine comme pablo et argentin de surcroit. Il a étudié l'histoire et s'en rappelle bien. Amateur d'hallucinogènes, il vit à el bolson, ville centrale des artisans, célèbre pour sa feria. Un peu gamin, on joue souvent à se mettre des claques ou jouer à la bagarre./Morey, ca vient de moreno, celui qui a le teint mat. On le croirait colombien à sa tchatche et à son goét pour la weed. C'est une pile. toujours hyper enthousiaste, il chante tout le temps. Celia cruz/todos los muertos/manu chao. Il a la gouaille et son expression favorite est "eso!". dans le mile, à prononcer comme les petits oiseaux dans la pub pour les stations essences esso de notre jeunesse. Excellent guideau Pérou vu qu'il y vit depuis 26 ans, il jongle aussi et m'apprends à faire des chaînes. Il a mon age, et avec lui on ira du nord au sud, de Mancora à cuzco./Deux fois on a fait des asados. Enorme grillade braisée. La première à copa cabana (Bolivie pas Bréésil). On fait un feu sur le rivage du lac titikaka, entre les voisins qui nouss disent qu'on leur pique leur bois et ceux qui font du tai chi sur la terrasse de la maison de leur gourou, européen drédeux. Avec ses dreads, on dirait un arbre de noËl version marché artisanal./Après le salar d'uyuni, Bolivie, on attaque les pistes. C'est marrant bien qu'un peu dure pour le van. On suit la route sans panneaux, avec notre carte, bien rudimentaire.Au moins on va vers le sud. Et lorsque la route commence vraiment à tirer la gueule, les villageois nous annoncent qu'on se trouve dans un centre minier et que c'est un  cul de sac. Demi tour donc, avec la nuit qui tombe, jusqu'au village précédent. Qui est  à une bonne demi heure. On débarque. Personne. Deux chiens aboient tellement que Pablo hésite à s'éloigner du van. Je repère un tas de sarments. Au moins si on est coincé au milieu de nulle part, on aura pas froid./Le van est le meme que celui de l'agence tout risque (ici, brigada A). Hyper bien équipé, il y a un ordi, une caméra semi-pro, 4 sièges, un clic-clac. Tout noir, il sera plus souvent couleur poussière donc boue, avec les dessins que l'on fait dessus.Le Morey m'apprends à fabriquer des cha”nes et me file les trucs dures à trouver.Ce qui me permettra de faire du feu (jongler avec les chaines imbibées d'essence). La première fois, c'était bourré au rhum, sur la plages avec deux filles espagnoles un indien et un citadin. J'ai fini avec la gueule noire et le pif cramé. Y a eu des photos que j'attends toujours. La dernière fois c'était avec Nelson dans les rues de Valparaiso./Plusieurs autres personnes sont montées dans le van pendant ces deux semaines et demi. Les plus marquants étaient un groupe d'enfants et deux jeunes femmes. La première était une institutrice qui devait rendre les clefs à sa mère et qui séchait des cours pour le faire. Elle à eu droit à tout le discours anti-gringo. La seconde était une fille bipolaire qui voulait pas aller voir le docteur mais qui y allait quand meme. Pendant un instant, elle à entrevu la fuite avec nous mais a préféré descendre alors qu'elle avait fait le premier pas. Sur la photo, elle se cache le visage.        

Par adrian - Publié dans : sur-la-route-encore
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