Bon faut que je tape les trois autres épisodes, ca vient. Nouvel ans à la cool, murge sympathique, reveil le pire de ma vie, je déconseille le pisco pur, argh...Je pars dans une semaine avec un cousin faire le sud du chili, patagonie glacier et tout avec des potes à lui de differentes origines, je vais me régaler à voir ces sublimes paysages. Si je change pas d'avis d'ici là.; vous me manquez beaucoup beaucoup les copines et les potes...
Avant Cuzco, On débarque à Limatambo. C'est une étape qui ressemble à un épisode de Ulysse 31, pour sa durée mais aussi pour son déroulement. A la tombée de la nuit, un dimanche soir, on débarque sur la place centrale de ce bled. On est parti pour y aller à l'arrache et camper à mème le parking. Pour me dégourdir les jambes, je pars faire un tour et inspiré par l'esprit de la ville, je cherche une bouteille de bière. Les rues sont désertes mais jolies avec des systèmes d'évacuation de l'eau de pluie en pierre, rigoles qui coupent la voie tout du long. Et mystérieusement aucune épicerie n'en a, il y en a meme une qui reste à l'abandon, ouj'entends une musique orientale, petit coup de nostalgie parisienne. De retour sur la place, surgit d'un coin de rue une épicerie. Elle est occupée par une dizaine de de monsieurs qui trinquent et qui demandent de raconter ma vie. Je commande donc une bouteille et lˆ, mauvaise surprise. La patronne qui regarde plus sa caisse que moi, me la vends au double du prix. Tout de go, je négocie, car meme dans le seul endroit branché ou j'ai foutu les pieds, j'ai pas payé aussi cher. Sur ce silence dans l'assemblée dont un porte parole se propose spontanément et de me prendre la main et de la serrer comme un homme, d'un air solennel bien que les paupières mi-closes, en m'expliquant que dans son village, on déconne pas avec les prix et qu'on obéit à la patronne. un de ses collègues vient calmer le jeu. Je garde mon sang froid, je partage la bière pour désamorcer l'ambiance de violence éthylique qui s'installe et tenter de rester dormir ou on a prévu sur la voie publique. Mon "pote" qui m'a expliqué les règles du jeu, que ses potes appellent l'irakien (et vu sa touche et la musique orientale de tout à l'heure, je sais pas à quel point c'était un surnom), me colle. Ce soir il fixe sur moi, je suis son pote et il va m'expliquer la vie. Je crois que je digérerais mieux si au moins, il ne parlais pas en anglais, je viens pas des us, merde.Je peine à finir la bouteille, mais on m'aide et c'est plein de p^romesses de retour accompagné que je réussi à fuir cette maudite épicerie./En Amérique latine, ca fait longtemps que la mano negra est venu faire des concerts. Naturellement, vu qu'il reprends quasi tout leur tubes sur son premier disque, manu chao y a un succès dingue. Le pote Morey connait toutes ses chansons par coeur et on écoutes ca tout le temps dans la caisse. Zonnard qui écoute des chansons de zonnard, j'ai appris à supporter voir à chantonner les paroles que je connaissais à la longue./Hernen, un grand blond avec des dread locks, est celui avec qui on a traversé la Bolivie, de cuzco à Tanti, près de cordoba. Il est artisan depuis deux ans, il a la trentaine comme pablo et argentin de surcroit. Il a étudié l'histoire et s'en rappelle bien. Amateur d'hallucinogènes, il vit à el bolson, ville centrale des artisans, célèbre pour sa feria. Un peu gamin, on joue souvent à se mettre des claques ou jouer à la bagarre./Morey, ca vient de moreno, celui qui a le teint mat. On le croirait colombien à sa tchatche et à son goét pour la weed. C'est une pile. toujours hyper enthousiaste, il chante tout le temps. Celia cruz/todos los muertos/manu chao. Il a la gouaille et son expression favorite est "eso!". dans le mile, à prononcer comme les petits oiseaux dans la pub pour les stations essences esso de notre jeunesse. Excellent guideau Pérou vu qu'il y vit depuis 26 ans, il jongle aussi et m'apprends à faire des chaînes. Il a mon age, et avec lui on ira du nord au sud, de Mancora à cuzco./Deux fois on a fait des asados. Enorme grillade braisée. La première à copa cabana (Bolivie pas Bréésil). On fait un feu sur le rivage du lac titikaka, entre les voisins qui nouss disent qu'on leur pique leur bois et ceux qui font du tai chi sur la terrasse de la maison de leur gourou, européen drédeux. Avec ses dreads, on dirait un arbre de noËl version marché artisanal./Après le salar d'uyuni, Bolivie, on attaque les pistes. C'est marrant bien qu'un peu dure pour le van. On suit la route sans panneaux, avec notre carte, bien rudimentaire.Au moins on va vers le sud. Et lorsque la route commence vraiment à tirer la gueule, les villageois nous annoncent qu'on se trouve dans un centre minier et que c'est un cul de sac. Demi tour donc, avec la nuit qui tombe, jusqu'au village précédent. Qui est à une bonne demi heure. On débarque. Personne. Deux chiens aboient tellement que Pablo hésite à s'éloigner du van. Je repère un tas de sarments. Au moins si on est coincé au milieu de nulle part, on aura pas froid./Le van est le meme que celui de l'agence tout risque (ici, brigada A). Hyper bien équipé, il y a un ordi, une caméra semi-pro, 4 sièges, un clic-clac. Tout noir, il sera plus souvent couleur poussière donc boue, avec les dessins que l'on fait dessus.Le Morey m'apprends à fabriquer des cha”nes et me file les trucs dures à trouver.Ce qui me permettra de faire du feu (jongler avec les chaines imbibées d'essence). La première fois, c'était bourré au rhum, sur la plages avec deux filles espagnoles un indien et un citadin. J'ai fini avec la gueule noire et le pif cramé. Y a eu des photos que j'attends toujours. La dernière fois c'était avec Nelson dans les rues de Valparaiso./Plusieurs autres personnes sont montées dans le van pendant ces deux semaines et demi. Les plus marquants étaient un groupe d'enfants et deux jeunes femmes. La première était une institutrice qui devait rendre les clefs à sa mère et qui séchait des cours pour le faire. Elle à eu droit à tout le discours anti-gringo. La seconde était une fille bipolaire qui voulait pas aller voir le docteur mais qui y allait quand meme. Pendant un instant, elle à entrevu la fuite avec nous mais a préféré descendre alors qu'elle avait fait le premier pas. Sur la photo, elle se cache le visage.
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